mardi 21 janvier 2025

Lundi 20 Janvier 2025 - Tableaux du quotidien à Phnom Penh...

    Raksa nous accueille au restaurant Magnolia. Nous accompagnons notre sélection d’un jus de canne à sucre réalisé sur l’instant par un jeune garçon dont le chariot extracteur se trouve juste devant l’entrée du restaurant. Le jus est présent au menu et Raksa s’occupe de tout. Après le repas, nous retournons à l’hôtel pour œuvrer sur la suite de nos pérégrinations en Asie du Sud-Est. Nous lançons la demande du premier E-visa pour le Laos. Toutefois, son prix élevé au regard de la dizaine de jours que nous projetions de vivre à Vientiane, nous incite à changer nos plans. Notre voyage se continuera en Malaisie. 

    Dans l’après-midi, nous cheminons dans les rues pour nous rendre au centre commercial Sorya. En chemin, j’attarde mon regard sur des tableaux de vie fascinants et des façades attrayantes. La façade d’un café restaurant est embellie de lanternes de toutes les couleurs suspendues en guirlandes. Tel un clin d’œil de Gaïa, deux grands arbres majestueux à la ramure épanouie encadrent dans mon champ de vision la façade à l'architecture d’inspiration coloniale, tout en unissant leurs feuillages verdoyants pour offrir de l'ombre à la terrasse. Plus avant, je croise une vendeuse ambulante qui marche lentement à côté de sa bicyclette chargée de divers articles et ustensiles de la vie courante. Elle porte une tenue décontractée avec un haut rayé et un pantalon rouge.

    Arrivés à destination, devant l’entrée du centre commercial Sorya décorée de lanternes rouges et de frises blanches ornementales sur la marquise en pagode aux trois toitures superposées, je suis séduit par une grande échoppe de rue qui déborde de vases et de poteries traditionnelles aux motifs variés et multicolores. Une bâche gris bleu protège les rayonnages qui constituent la structure de l’échoppe. Une pléiade de poteries artisanales envahit le trottoir autour de ce royaume de potier. Un tuk-tuk jaune et un scooter rouge sur le bord de la chaussée participent à l'ambiance typique d'une rue commerçante asiatique où se côtoient la modernité d'un Starbucks et la tradition d’un commerce. Dollar, un solide gaillard, nous accueille. Une pause détente s’offre à nous. Patrick sirote un thé Earl Grey. J’apprécie un thé vert matcha au lait de coco. Nous allons ensuite nous promener dans le centre qui s’épanouit sur cinq niveaux avec un atrium doté d’une verrière géométrique laissant entrer la lumière naturelle. Des escaliers mécaniques et des niveaux en spirale créent une architecture en mouvement. Les décorations du Nouvel An chinois commencent à embellir l’espace. Sur le niveau asiatique, les décorations festives offrent aux regards des lanternes rouges suspendues,  un superbe  arbre prunier du Japon aux fleurs jaunes, les chiffres 2025 colorés et des boîtes de cadeaux décoratives illuminées de guirlandes en led. Au centre de l'espace marchand asiatique, à l’intersection de deux allées, j’admire la reproduction en modèle réduit du monument de l’Indépendance en grès rouge, entouré de boutiques riches de souvenirs et de textiles traditionnels.

    Après la visite, nous allons à la boulangerie pâtisserie Papa Pain située dans un bâtiment en briques rouges embelli de trois fenêtres en arcade au premier niveau. La franchise a été créée voici bientôt quarante ans. Deux lanternes rouges décorent l'entrée. Une bannière promotionnelle sur la façade annonce des réductions et des offres spéciales. Auparavant, la chaîne de boulangeries cambodgienne, réputée pour ses pains frais, pâtisseries et gâteaux préparés dans la tradition française, s’appelait Tous les Jours. Le nouveau nom est né il y a environ deux ans. La chaîne possède une dizaine de magasins à travers le Cambodge. Nous achetons un superbe pain aux raisins de belle épaisseur et un pain aux canneberges. Nous revenons lentement à l’hôtel en longeant la chaussée, face aux véhicules qui fourmillent dans la rue à sens unique. Les trottoirs sont majoritairement occupés par des étals et des véhicules. Un étal de fruits colorés sous un toit bleu, tenu par une vendeuse habillée tout en orange, des scooters en cours de réparation arrêtés sur la chaussée, un vendeur ambulant sur son scooter side-car équipé d'un stand de nourriture, les restaurants sur les trottoirs, participent à l’attrayant environnement urbain où l'architecture mélange des immeubles modernes et des bâtiments traditionnels. Les rues animées, riches de l’enchevêtrement de câbles électriques, les enseignes commerciales majoritairement en khmer, les étals arrêtés au gré de la fantaisie de leur conducteur, les devantures toutes différentes des magasins, le foisonnement des tuk-tuks et des deux-roues,  représentent les acteurs mobiles et immobiles de cette mosaïque urbaine à l'atmosphère joyeuse et animée. Je m’attarde devant deux arbres remarquables. Le premier présente une large cavité naturelle évoquant une bouche béante ou une entrée de grotte. Les bords de la cavité révèlent le bois rougeâtre de l'arbre qui contraste avec l'écorce sombre. L’autre, un magnifique palmier voyageur, aux feuilles majestueuses s'étalant en éventail géant, forme une structure spectaculaire.

    Plus tard dans la soirée, depuis la fenêtre du salon, nous assistons à un  coucher de soleil baigné de la magie des couleurs. Le ciel s’est paré de teintes pastel spectaculaires. Les nuages, teintés d'orange et de rose, dessinent des traînées délicates dans le ciel bleu pâle, créant un tableau naturel saisissant. La lumière dorée du crépuscule crée des reflets sur les façades vitrées des immeubles et des gratte-ciel...







































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