lundi 31 mars 2025

Pensée du jour

 La personne capable de prendre quelque chose de banal et d’ordinaire pour l’illuminer de manière nouvelle a le pouvoir de terrifier. Nous ne voulons pas que nos idées soient changées. Nous nous sentons menacés par de telles tentatives. « Je sais déjà tout ce qu’il y a d’important à savoir ! » protestons-nous. C’est alors que le Changeur passe et renverse toutes nos vieilles idées.


Frank Herbert 

dimanche 30 mars 2025

Pensée du jour

 Les règles créent des fortifications à l’abri desquelles les esprits étroits édifient des satrapies. État de choses dangereux quand tout va bien, désastreux en temps de crise.


Frank Herbert 

samedi 29 mars 2025

Mardi 25 mars 2025 - Embarquement sur le navire Queen Anne au port de Singapour...

    Janice nous accueille pour le petit déjeuner au Théâtre culinaire Edge qui s’apparente à une scène où les chefs sont les artistes, où les plats sont leurs œuvres et où chaque client devient spectateur d'une symphonie de saveurs et de créativité. Aishah nous escorte à la table. Elle prend la commande de la boisson de Patrick. J’écume la vaste salle aux divers espaces où des buffets interminables rivalisent avec l’horizon singapourien, dominé par l’imposante silhouette de la grande roue. Sous la lumière tamisée, un coin d'évasion s'offre à l'œil. Parmi des paniers en osier doré et d’autres objets tressés qui murmurent les traditions d’un artisanat ancestral, deux chapeaux coniques vietnamiens peints, éclatant de couleurs vives, évoquent des paysages oniriques. L’inscription Vit Nam me renvoie au début de notre voyage. Je trouve des cacahuètes grillées étonnement mélangées avec des ikan bilis [anchois frits]. Il me faudra les trier pour les croquer avec du riz aux légumes. Je commence la collation avec des fruits : pitaya rouge, pastèque et ananas. Des galettes de pommes de terre, des nouilles et des rondelles de tomate cuites accompagnent le riz.

    Nous quittons la chambre à midi moins dix. Laura, près des ascenseurs, nous propose un départ express. Je signe un formulaire où j’indique mon adresse mail pour recevoir la facture. Nous confions nos bagages à Gobi, un colosse de la conciergerie en costume noir au sourire discret. Avant d’aller déjeuner, je prends à nouveau quelques photos du superbe îlot de bois aux gradins en arc de cercle. Les alcôves ressemblent à de petites coques de navire qui flottent sur une mer calme. Elles sont prêtes à embarquer des clients pour un voyage immobile. Une fillette en robe bleu ciel aux motifs blancs, affalée dans un des canapés circulaires, répond à mon signe de la main. Nous montons au troisième niveau pour nous enquérir du prix du buffet. Une employée nous invite à découvrir les plats. Les mets végétariens sont rares. Une fontaine à chocolat est animée par ses godets aux cascades brunes et soyeuses. Devant le prix exorbitant du buffet qui avoisine les cent dollars par personne, nous décidons d’aller déjeuner chez Pizza Hut, repéré hier à côté du Starbucks. Avant de sortir de l’hôtel au premier niveau, j’attarde mon regard en contrebas sur un espace de détente qui mêle nature et design dans une harmonie captivante. Les motifs sinueux noir, gris et blanc d’un grand tapis, qui évoquent les vagues de la mer sous les petites coques de navire, ondulent sur le sol. Des îlots de verdure luxuriante, enracinés dans de grands pots, jaillissent entre les colonnes massives, créant une symphonie végétale qui adoucit l'architecture imposante. Des tables de marbre aux teintes chaudes, des canapés incurvés, des cabriolets pivotants accueillants en tissu chiné gris qui s’ouvrent comme des cocons, invitent au délassement. Lumières douces et ombres dansantes enveloppent l’espace, créant une parenthèse où le temps se suspend dans le bien-être.

    Andrew, souriant et amical, nous accueille chez Pizza Hut. Quel plaisir, après la pizzeria de la même enseigne au Digital Mall à Melaka, privée de chaleur humaine. Nous optons pour deux petites pizzas veggie lover avec des frites. Après le repas, nous allons au Starbucks. Le café est bondé. Tous les espaces confortables sont occupés. Un couple anglais décline ma demande d’occuper les deux chauffeuses vacantes dans leur carré. Nous nous éloignons. Patrick se rend aux toilettes. Des minutes se succèdent. Nous revenons au Starbucks. Joel nous accueille. Durant la préparation d’un café latté et d’un matcha au lait d’avoine, la chance opère. Le petit salon d’hier se libère. Une quarantaine de minutes s’évanouissent dans l'atmosphère chaleureuse du café. Nous revenons ensuite à l’hôtel. En attendant la voiture qui va nous emmener au port, je me promène dans le hall. Suspendue dans l’éclat du moment, une orchidée, qui s’élève comme une muse délicate, attire mon regard. Dans une symphonie visuelle, elle déploie ses pétales diaphanes teintés d'un mauve tendre qui s'intensifie vers le cœur pourpre. Des lampes au globe en forme de champignon diffusent une lumière ambrée. Dans une vision enchanteresse, elle caresse les silhouettes florales en leur conférant une aura magique. Patrick vient m’annoncer que notre chauffeur est arrivé avec quinze minutes d’avance. Les bagages sont chargés dans un monospace Honda Stepwgn Spada. Tan, un Chinois de Singapour, nous conduit au port. J’observe le tableau de bord où trône un sanctuaire mobile, telle une petite arche de Noé cultuelle. Il abrite entre autres une divinité hindoue et une pierre noire énigmatique qui côtoient des amulettes et autres objets. Tout ce petit monde veille sur les énergies du voyage. Cette touche de spiritualité manifeste l’alliance entre le conducteur et ses protecteurs spirituels, à l'image de l'arc-en-ciel, promesse divine après le déluge. Nous suivons l’avenue Temasek dont le nom présente une importance historique notable. Temasek était le nom ancien de Singapour avant qu'elle ne soit rebaptisée Singapura au quatorzième siècle. Ce nom est lié à l'histoire précoloniale de l'île, lorsqu'elle était un centre de commerce régional sous l'influence des empires malais et javanais. Nous longeons le Marina Bay Sands qui se dresse dans une vision en contre-plongée. Face à ce colosse urbain, je ressens un mélange vertigineux d'admiration et d'écrasement. Sa silhouette imposante symbolise parfaitement l'ambition démesurée de Singapour.

    Nous arrivons au terminal de croisière à quatorze heures trente. Suzan et Yi Yan, un grand jeune homme, nous accueillent pour l’embarquement. Koh, une petite dame fluette, m’invite à passer sous le portillon de contrôle. J’ai ensuite la désagréable surprise de voir la confiscation de la petite bouilloire électrique, présente dans ma valise cabine, qui m’accompagne depuis des années. Sa présence est interdite sur le Queen Anne. J’ai toujours emporté une bouilloire à température réglable dans ma valise lors des nombreux voyages que nous avons effectués sur les mers, dont le Queen Mary II, un navire de la même compagnie. Cherchez l’erreur ! J’imagine que la sécurité, ce bouc émissaire de plus en plus invoqué, de plus en plus prégnant, explique cette privation pénalisante. La sécurité est devenue un prétexte pour justifier des restrictions qui, autrement, pourraient être considérées comme excessives. La restriction des libertés engendre la révolte ; je suis révolté ! Je suppose qu’un abruti est à l’origine de ce nouvel interdit qui vient s’ajouter à une liste déjà sans fin. Le Titanic va bien rigoler s’il apprend qu’une petite bouilloire aurait pu causer son naufrage dans un décalage temporel. Le navire Queen Anne, sans être consulté, est devenu un pleutre et un trouillard, comme un éléphant devant une petite souris. Je repense à notre première traversée sur le Queen Mary voici vingt ans. L’embarquement et le débarquement s’étaient déroulés rapidement et sans aucune contrainte ! On peut dire qu’en vingt ans, la situation des voyageurs s’est grandement dégradée et que les simples libertés ont été de plus en plus bafouées. Ces limitations érodent les fondements d'une société libre.

    Après un temps d’attente, et non de détente, assis, où j'ai écrit à chaud les lignes précédentes liées à la confiscation, Vivi, une jeune femme asiatique, aux cheveux noirs qui lui viennent sur le visage, procède à l’enregistrement à quinze heures au guichet douze. Nos passeports sont les sésames pour pouvoir embarquer. Habituellement, lors des croisières précédentes, après l’enregistrement, nous montions directement à bord du navire. Aujourd’hui, que nenni ! Nous vivons une véritable épopée digne d’un roman kafkaïen. Imaginez-vous dans une mise en scène où la bureaucratie rencontre la technologie ubuesque, mais avec une touche de comédie absurde.

     J’apparente le Marina Bay Cruise Centre à un terminal qui ressemble à un aéroport dopé à l'extrême, avec ses scanners biométriques dernier cri et son personnel qui jongle entre efficacité et rigueur, tout en prenant parfois le temps de sourire. Tout est conçu pour nous donner l’illusion d’un processus fluide, sauf qu’à chaque étape, une nouvelle surprise nous attend. Passeport ? Présentez-le ici. Encore le passeport ? Ah oui, mais cette fois devant un scanner différent. J’ignore comment il faut procéder. Perplexe, je reste coi. Un agent approche. Je le sens un peu exaspéré. À ma place, il introduit mon passeport d’une certaine manière pour le présenter au scanner. Et si je pensais que mon visage suffirait grâce aux biométriques, eh bien, c’est raté ! Il faut encore prouver que je suis bien moi-même en présentant mon pouce droit devant la fenêtre d’un autre scanner. L’épisode est presque théâtral. Tout comme Patrick et moi, les voyageurs avancent en file indienne comme des figurants dans une pièce où le passeport joue le rôle principal. Certains soupirent, d’autres échangent des regards interrogateurs ou exaspérés. Tout cela sous l’œil vigilant du personnel de sécurité, qui semble orchestrer cette symphonie administrative avec un sérieux imperturbable, et celui des caméras alignées au plafond, surveillées par une grosse caméra ; et qui gardera les gardiens ? Pourquoi toutes ces machines alignées, alors que les nombreux employés présents pourraient effectuer ce contrôle ? Et puis, je me dis : Mais pourquoi tant de vérifications ? Je suis déjà passé par là !  Cette pensée fugace s’évapore quand le portillon libérateur s’ouvre et que je réalise aussitôt avec Patrick qu’une autre étape s’annonce. Avant de pouvoir enfin monter à bord du majestueux Queen Anne, nous devons nous défaire de nos passeports. Ironiquement, nous sommes coincés dans le paradoxe où la technologie avancée côtoie l’archaïsme bureaucratique. Nous devons nous déposséder de nos passeports devant des êtres humains. À côté de nous, une dame séduisante, grande, habillée toute en couleurs, un chapeau à large bord sur sa chevelure blonde, rechigne à donner son passeport. Elle doit toutefois céder et s’exécuter devant l’insistance de l’employé de la Cunard. Les agents, munis de bacs métalliques allongés, classent les passeports dans un ordre connu d’eux seuls. Sous forme de petit Bristol blanc, nous recevons un reçu pour le dépôt du passeport où nous devrons indiquer le numéro de cabine dans le rectangle prévu.  Privés de nos sésames et de nos illusions, nous terminons ce parcours initiatique en brandissant chacun un feuillet où figure notre nom, une carte d’embarquement succincte où il est écrit au verso en bleu OK to Board [Autorisation d'embarquer] avec la date du jour au tampon rouge 25 MAR 2025. Nous présentons cet ultime sésame au bas de la passerelle. Nous embarquons enfin sur le Queen Anne après avoir prouvé notre identité à chaque étape comme si nous étions en train de décrocher un diplôme en patience.

    Brenda, une ravissante jeune femme sud-africaine au sourire éclatant, qui revient de vacances dans sa famille, nous souhaite la bienvenue à la coupée. Meland, originaire des Philippines, nous accueille aux ascenseurs. Sa livrée rouge de groom, élégante et traditionnelle, composée d'une veste rouge vif à manches longues et d’un pantalon noir, ornés de liserés dorés, est complétée par un couvre-chef assorti qui renforce l'aspect classique et formel. Les chaussures noires vernies ajoutent une touche de sobriété à l'ensemble. La dame séduisante, toute en couleurs, au chapeau à large bord, remarquée précédemment parmi les passagers, monte avec nous. Elle séjourne au pont onze, dans la suite 11054. Nous entrons à quinze heures vingt dans la cabine 9032 avec balcon, au pont neuf, qui se montre exiguë, alors que les photos montrées sur le site de la Cunard donnaient une impression d’espace. Une surprise inouïe se matérialise sous la forme d’une petite bouilloire électrique ; cherchez l’erreur ! Nous nous installons. Nous allons ensuite au buffet, sur le même pont, pour nous désaltérer. À notre retour de la pause, avant dix-sept heures, Stanley, notre cabiniste, vient se présenter et nous souhaiter la bienvenue à bord du Queen Anne. Nous partons à la découverte du navire avant le rendez-vous à dix-sept heures trente au grand lobby avec l’hôte francophone du bateau. Sur un des ponts supérieurs, nous voyons un échiquier géant qui déploie ses cases noires et blanches directement intégrées dans le plancher, probablement fait d'un composite de bois et plastique. Les pièces d’échecs sculpturales de grande taille alignées sur des meubles bas sont prêtes à s’animer sous les mains des joueurs. Le ciel s’étire en un voile gris comme une mer d’ombres suspendue au-dessus de la ville, mêlant subtilement des nuances de gris perle et de blanc opalin. Au cœur de cette étendue céleste, des rayons dorés se déversent dans un halo éthéré.

    Un peu plus tard, Cyrille, dit Frenchie, nous accueille au grand lobby. Dominique et Franz, qui arrivent de Nouméa, sont présents. Nous sommes les quatre francophones montés à Singapour. Cyrille nous fait les honneurs du bateau. Il nous montre le restaurant Britannia où des passagers sont déjà attablés alors que le premier service commence à dix-huit heures trente. Nous traversons la galerie d’art. Cyrille nous montre trois œuvres de Mr. Brainwash, de son vrai nom Thierry Guetta, un artiste français né deux ans après Patrick. Il est connu pour son style artistique fusionnant le pop art et le street art. Une de ses œuvres les plus connues, La vie est belle, représente une jeune fille souriante laissant s'envoler un ballon en forme de cœur. Cette toile symbolise le bonheur et l'innocence, encourageant les observateurs à apprécier les moments de joie dans le chaos du monde. Thierry s'est installé à Los Angeles à l'âge de quinze ans après le décès de sa mère. Son entrée dans le monde de l'art a commencé lorsqu'il a découvert que son cousin était le célèbre artiste de rue Invader qui maintient son anonymat. Banksy l’a encouragé à créer son propre style, ce qui a mené à sa première exposition solo. Ma préférence va sur le tableau du bas, posé sur un chevalet. Dans cette œuvre vibrante, un majestueux paquebot fend les eaux tranquilles, portant fièrement l’inscription La vie est belle sur sa coque. Le navire, symbole de voyage et de liberté encadrée, se dévoile devant une explosion de couleurs et de collages évoquant la richesse culturelle du monde. Des drapeaux, des slogans, des figures emblématiques se mêlent dans un chaos maîtrisé, où chaque détail raconte une histoire. Au-dessus du bateau, les mots Le voyage est la destination rappellent que l’essence de la vie réside dans le chemin parcouru. Cette juxtaposition entre l'ordre maritime et le tumulte artistique traduit une célébration audacieuse de la beauté dans le mouvement et la diversité.

    La visite du navire se poursuit avec le théâtre, le pont piscine et différents salons. En chemin, je vois un tableau qui mêle l'art du portrait et la poésie visuelle, évoquant la nostalgie du cinéma et l'élégance maritime. Cette œuvre capture l'esprit intemporel de Laurel et Hardy, symboles d'humour et de camaraderie. Les deux personnages dominent un majestueux paquebot. La disproportion est frappante. Ils sont représentés avec des visages expressifs et des bustes stylisés beaucoup plus grands que le navire réduit à une taille symbolique en bas de la toile. Cette disproportion crée un effet humoristique et surréaliste, mettant en avant l'importance iconique du célèbre duo comique. Le navire, peint avec précision, vogue sur une mer calme, incarnant l'idée d’évasion et de romance. La couleur rouge vif des cravates contraste avec les tons plus doux de la composition, ajoutant une touche de dynamisme à cette œuvre qui célèbre à la fois l'iconographie cinématographique et la grandeur maritime. La visite se termine au douzième pont après la découverte de la bibliothèque un pont plus bas.

    Ainsi s'achèvent nos pérégrinations en Asie du Sud-Est, un voyage enchanteur commencé à la mi-novembre. Nous avons arpenté les ruelles animées de Sài Gòn, contemplé la majesté de Hué. Nous nous sommes perdus dans les dédales des temples d'Angkor. À Phnom Penh, nous avons flâné sur les quais de Sisowath, le long du Tonle Sap. Les sourires chaleureux du Vietnam et du Cambodge resteront gravés dans nos mémoires. Notre périple nous a ensuite menés en Malaisie, où nous avons goûté à la diversité culturelle de Penang et admiré la skyline futuriste de Kuala Lumpur. Une escapade rêvée aux Cameron Highlands, depuis Ipoh, nous a plongés dans une énigme persistante, là où Jim Thompson, le roi de la soie, s'est évanoui dans la brume, quittant la scène médiatique dans un dernier acte rocambolesque, laissant derrière lui une légende qui imprègne encore les collines verdoyantes. À présent, nous quittons ces terres d'Asie aux mille visages, riches en couleurs, en saveurs et en histoires. Notre navire s'élance sur les flots, prêt à affronter les vastes étendues marines. Nous voguerons sur les mers et les océans, bercés par le rythme des vagues, témoins silencieux de notre odyssée. Notre périple nous fera traverser l’Océan Indien comme Rose de Freycinet l'une des premières Françaises à faire le tour du monde, nous émerveiller sous le soleil tropical de l’île Maurice, naviguer au sud de Madagascar pour effectuer une escale à Durban en Afrique du Sud, contourner le cap des Aiguilles où deux océans se rencontrent dans une danse millénaire, franchir le cap de Bonne-Espérance, rallier Le Cap où nous monterons en funiculaire sur la montagne de la Table, longer les côtes de l'Afrique, glisser vers Walvis Bay où les flamants roses peignent l'horizon de leurs ailes couleur aurore, faire escale à Dakar où la mélodie des djembés résonne au rythme des vagues et atteindre Tenerife, l'île où Icod de los Vinos se souvient encore de notre long séjour hivernal passé sous le regard bienveillant du majestueux volcan Teide. Chaque jour en mer sera une page blanche, où le ciel et l'eau écriront leur poème éphémère. Enfin, le dimanche 27 avril, nous débarquerons à Southampton, riches de souvenirs et d'expériences. Nos yeux, encore éblouis par les merveilles de l'Orient, se poseront sur les côtes anglaises, marquant la fin d'un voyage extraordinaire et le début de nouvelles aventures à venir…