jeudi 21 novembre 2024

Miroir, mon beau miroir ! dis-moi…

    Nous déjeunons à midi chez Amavi, un restaurant végétalien à une dizaine de minutes à pied de chez nous, devenu célèbre grâce à sa ferme de culture de Kombucha. Une BMW couleur lilas est stationnée devant l'entrée. Elle doit appartenir à une personne du restaurant, car je l’ai vue à chacun de nos passages. L’ouverture a eu le 28 septembre 2024 de cette année. Le restaurant fait partie du groupe Amavi, créé en 2015, qui exploite entre autres des magasins de meubles et des agences de voyages. Nous optons pour la pizza végétarienne. Patrick déguste ensuite des rouleaux de printemps aux fleurs vietnamiennes. Nous prenons quelques photos dont une de flacons de Kombucha, façon « grand-mère », disposés dans des alcôves murales superposées.

    Après le repas, nous allons au Tops Market du centre commercial Thao Dien Pearl. En chemin, je m’attarde devant un des nombreux taxis de la société Tng đài taxi toàn quc dont la carrosserie combine avec harmonie un mélange de peinture verte, symbolisant l'environnement, et de peinture bleue, symbolisant l'intelligence et la technologie. Depuis notre arrivée dans le quartier de Tho Đin, délimité sur trois « côtés » par la rivière Saigon, nous voyons régulièrement ces taxis toujours propres et sans un grain de poussière ; un contraste avec nombre de véhicules poussiéreux. Après quelques courses, nous allons au Starbucks du centre. Dinh, un jeune homme bien portant, nous accueille. Patrick choisit un cappuccino. J’opte pour un thé vert matcha au lait d’avoine préparé comme je l’ai demandé ; un régal !

    Après un temps de détente, nous découvrons brièvement le centre commercial où un magasin de piano retient mon attention. Je vois un piano noir numérique électrique pour une valeur de quelque huit cents euros. Un grand bureau de la MB Bank est vitré par moitié sur deux côtés ; je vois des employés attablés devant un ordinateur qui travaillent collectivement. Nous effectuons un retrait sans commission d’un demi million de dong à un distributeur d’une banque HSBC. La machine nous donne un seul billet. Nous effectuons de la monnaie dans l’agence. Je me vois à la Lyonnaise de Banque à Annemasse il y a une quinzaine d’années, voire plus. Une jeune employée, qui nous accueille avec courtoisie, nous donne cinq billets de cent mille en contrepartie. La notion de service, disparue en France dans les banques, semble bien présente au Vietnam. En sortant, je m’attarde devant un superbe bouquet de fleurs coupées. Le grand buffet-restaurant Poséidon est paré de décorations de Noël. Deux sapins en habit de fêtes et cadeaux trônent devant une vitrine où les mots Merry Christmas sont écrits devant un grand nœud papillon rouge.

    Nous sortons du centre pour partir à la recherche d’un miroir pour chez nous. Devant le Starbucks, un superbe globe argenté trône dans un bassin circulaire au cœur des jets d’eau ; une belle réalisation ! En contrebas, au carrefour, nous voyons une des stations du métro aérien en voie d’achèvement. A une centaine de mètres, nous entrons dans le magasin de meubles Furnist où une charmante jeune femme, petite et gracile, nous accueille et nous guide dans l’exposition vers les miroirs, inadaptés à mon besoin. Les prix des salons sont attrayants. Je vois un canapé trois places méridienne spacieux en skaï tabac pour une valeur de huit cents euros. Nous reprenons la marche. Plus avant, devant le magasin de matériaux de construction Ca Hàng đá Vinh Quang, je m’attarde devant une possible décoration où une coquette maisonnette en bois, instable et atypique, séduit mon regard. Nous traversons la sông sài gòn [rivière Saigon]. Nous passons sous le pont de Saigon et sous les infrastructures de la ligne aérienne du métro où un parc, traversée par le canal Ba Do étonné, dévoile sa présence inattendue. Les nuées et le ciel bleu se reflètent dans l’eau paisible. Plusieurs jeunes hommes, assis ou allongés sur le siège de leur moto, attendent de prochaines livraisons à effectuer, à l’ombre sous le pont tout en surfant sur leur smartphone. Nous voyons, dans une partie du parc, un grand panneau avec seize signaux d’interdiction ; étonnant ! Plus avant, deux bâtiments en vis-à-vis de deux siècles différents, captivent mon regard. Un homme à motocyclette, coiffé d’un casque orange, s’arrête près de nous. Il nous propose de monter derrière lui pour nous conduire où nous voulons. Nous déclinons son offre et nous bavardons avec lui via l’application de mon iPhone. Autre part, nous nous attardons devant la silhouette blanche, d’inspiration grecque, du Karaoké Empereur César qui s’élance dans le ciel ; tout un chacun peut réserver une des vingt-trois salles luxueuses pour fêter un anniversaire, une soirée entre amis, une réunion ou une fête  pour la fin d'année.

    Nous arrivons au magasin d’articles de salles de bain, bien approvisionné, Kho Buông Tông, ouvert sur la rue, où je trouve mon bonheur. Nous achetons un miroir-coffre rectangulaire à poser sur une table. En revenant chez nous, en chemin, nous nous renseignons dans le salon de massage Hai Anh. Un massage de soixante minutes revient à une dizaine d’euros. Tout au long du trajet, de temps à autre, des personnes, des conducteurs de deux-roues, se regardent dans le miroir. Une jeune fille se rajuste en tenant son guidon d’une main. Je prends en photo un vendeur de noix et jus de coco au bord de la rue ; il me sourit. La sortie des classes a commencé. La rue déborde de deux-roues, de voitures… et d’étudiants, bien sûr. Le brouhaha d’enfants qui s’amusent dans un cours d’école ressemble au bourdonnement d’une ruche. La température, qui aujourd’hui flotte autour de 34 degrés, n’a altéré en rien la circulation dense et chaotique. Les piétons disposent de leur seule responsabilité pour côtoyer le flux incessant où les deux-roues règnent en maître. Traverser la rue demande d’être dans un instant présent continu au risque de collision douloureuse. Il y a plus d’habitants à Saigon que dans la totalité du Laos. La population de Saigon, rebaptisée Hô-Chi-Minh-Ville en 1976, enfiévrée, avoisine les dix millions d’âmes qui semblent toujours en mouvement…














































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