dimanche 17 novembre 2024

Coucher de soleil à New Delhi en Inde

 

Hier soir, nous sommes arrivés à New Delhi (Inde). Un épais fog s’insinue le long des rues et des routes qui conduisent à l’aéroport. La visibilité se limite à cent mètres maximum. Une odeur de brûlé imprègne l’air et s’accroche voracement à nos vêtements. Le souffle est court et la respiration demeure difficile ; nous ne connaissons pas ce genre de condition dans les Alpes. Les yeux piquent, irrités par la poussière en suspension ; nous avançons, nageant dans une masse de cendres. La nuit devient difficile, difficile à respirer et à trouver le souffle.

Ce matin, cela fait le cinquième jour de fog sur la capitale indienne ; la toxicité atteint des normes inquiétantes selon les dires de l’OMS. Les autorités ont fermé les écoles. Comment des dizaines de millions d’humains peuvent-ils vivre dans ces conditions ? Douze mille personnes meurent chaque année à Delhi des conséquences de la pollution ! L’humain demeure la première cause de sa propre perte ; simple constat, pas de jugement, purement factuel. Ici, le phénomène s’étend sur une grande partie dans toutes les régions du Nord de l’Inde. Il revient cycliquement chaque année. 

Pour ceux qui sont sceptiques sur les conséquences des activités humaines sur la qualité de l’air, qu’ils viennent vivre ici quelque temps. L’apocalypse écologique est déjà là. 

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