Nous
quittons la cabine à neuf heures moins dix. Le cœur léger, mais la valise un peu moins, nous abandonnons notre
cabine à neuf heures moins dix, saluant d’un geste notre cocon
flottant. Nous saluons Stanley et le remercions pour tout en lui souhaitant
une belle vie. Nous débarquons une quinzaine de minutes plus tard du navire
Queen Anne. La voiture réservée sur Booking joue à cache-cache. Nous attendons.
Muhammad, en contact avec nous par téléphone, arrive avec quarante-cinq minutes
de retard. Notre chauffeur nous appelle toutes les cinq minutes pour nous annoncer qu’il arrive dans cinq minutes. Il arrivera, fidèle à
la tradition, avec quarante-cinq minutes de retard – mais qui compte encore le
temps, après une croisière ? Le débarquement de près de trois passagers
entraîne un afflux de voitures, de taxis et de cars, qui engendre des files
d’attente, tous réunis dans une chorégraphie
pare-chocs contre pare-chocs, digne d’un ballet mécanique. Nous montons à bord d’une Skoda
Octavia Blue. Nous quittons le nouveau terminal Horizon à dix heures et quart.
Le ciel est grand bleu. Le trajet va durer deux heures, sur autoroute
majoritairement. Dans le grand Londres, nous passons devant le Westfield London, un centre commercial
situé à Shepherd's Bush, Londres. Il a ouvert en octobre 2008. Il est devenu le
plus grand centre commercial d'Europe après son extension en 2018. Un peu plus loin, The Landmark London nous salue de sa
façade majestueuse, un
édifice remarquable, un hôtel historique
où j’imagine volontiers Agatha Christie sirotant un thé, ou Sherlock Holmes en
quête d’un mystère à résoudre. Nous roulons plus tard devant l’Académie Royale de Musique. Nous
arrivons à la gare de St-Pancras à midi vingt. Nous allons directement au Pain
Quotidien, situé dans l’enceinte de la gare, pour déjeuner. Elisey, un jeune
homme à l’œil vif, attentif et prévenant, nous accueille. Après le repas, nous
intégrons la file d’attente pour l’Eurostar. Après le contrôle des bagages et
des passeports par des agents anglais et français, nous allons dans le salon
que nous connaissons. Alya nous accueille. Plus tard, nous montons à bord de la
voiture sept. L’Eurostar s’éloigne à quinze heures. Je reprends la lecture du
roman Le chien des Baskerville de
Conan Doyle. Après avoir traversé le tunnel sous la Manche – véritable machine
à voyager à reculons dans le temps, puisqu’on perd une heure sans même avoir à
tourner la moindre montre – nous émergeons en France. Nous arrivons à
Bruxelles-Midi à dix-huit heures. Nous sautons dans le métro, direction la
station Louise. Allons-nous croiser Hercule Poirot dans une enquête sur les anciens
tickets compostés ? Nous allons ensuite au Citadines Toison d’Or…



















