La liberté commence avec la souveraineté, laquelle est en rapport avec les corps.
dimanche 11 mai 2025
samedi 10 mai 2025
Pensée du jour
La psyché est un redoutable labyrinthe, dans lequel habitent des milliers d’êtres exprimant d’un côté le moi actuel, et de l’autre des fragments hérités d’un autre temps.
Aaron Glanz-Leyeles
jeudi 8 mai 2025
Pensée du jour
À tous les repas pris en commun, nous invitons la liberté à s'asseoir.
La place demeure vide mais le couvert reste mis.René Char
mercredi 7 mai 2025
Pensée du jour
Le corps des autres nous permet de voir en eux des sujets, dans la même situation que nous. Cela nous aide à la fois à nous connaître et à connaître le monde. Cette connaissance fait à son tour de nous des sujets meilleurs, plus souverains.
mardi 6 mai 2025
Pensée du jour
L’absence de liberté menace la vie, tout comme les menaces sur la vie minent la liberté.
lundi 5 mai 2025
Dimanche 4 mai 2025 - Fête de l'Iris à Bruxelles et promenade de découverte dans la séduisante capitale de la Belgique...
Nous quittons le Citadines Toison d'Or, l’horloge ayant déjà dépassé les onze heures, parapluies en main – dont un, subtil trophée emprunté à la réception. Un dernier regard jeté au hall, quelques minutes plus tard, nous nous glissons dans l’ascenseur panoramique, suspendus entre ciel et ville, filant vers la Grand-Place, cœur battant de Bruxelles. Le déjeuner d’anniversaire nous attend à la Cave du Roy, dans le bien-être feutré de sa salle voûtée, en contrebas de la place. Chacun savoure une assiette végétarienne, les saveurs dansent sous la pierre ancienne. Vient ensuite la tarte tatin, flambée au Calvados, pour Patrick et une gaufre de Liège, dorée et tiède, pour moi. Le temps s’étire, coule lentement, chaque minute s’égrenant comme une perle sur un fil invisible. Nous gagnons ensuite le Starbucks de la place, refuge éphémère où Patrick, auprès de Weana, commande un café latte à emporter. Puis, direction la place de la Chapelle. L’Atelier en Ville, pourtant annoncé ouvert la veille, nous oppose une porte close. Qu’importe, la ville regorge de surprises. Nous déambulons vers la fête de l’Iris, attirés par la rumeur joyeuse qui flotte dans l’air. Sur notre chemin, nous franchissons le seuil du Taschen Store Brussels, Place du Grand Sablon 35, temple du livre d’art. Devant la librairie, une Porsche jaune, vestige d’un autre temps, brille sous le soleil. Plus loin, nous restons bouche bée devant la façade Art Nouveau du Musée des Instruments de Musique, chef-d’œuvre lové rue Montagne de la Cour. Dans le parc Royal, point d’iris à l’horizon, malgré la promesse de la fête qui leur emprunte le nom. La Fête de l’Iris, célébrant les 36 ans de la Région de Bruxelles-Capitale, anime la ville de concerts, de spectacles de rue, de marchés d’artisans. L’iris jaune, jadis reine des marais bruxellois, n’est plus qu’un symbole, mais la liesse, elle, est bien vivante. Des jongleurs défient la gravité, des robots articulés, animés par des marionnettistes harnachés, intriguent les passants. Des enfants, rois d’un jour, barbotent dans des barques colorées sur une pièce d’eau éphémère. Nos pas nous portent ailleurs, guidés par le hasard et par Anakin, une femme au prénom singulier, croisée sur un stand. Elle identifie la coupole mystérieuse aperçue dans un jeu de mémoire visuelle joué avec attention par deux enfants. Unique Anakin de Bruxelles, elle porte un nom devenu légende grâce à Star Wars. Les origines du prénom sont germaniques et grecques : en allemand, "Anakin" signifie "commencement" et, en grec, "anakainosis" veut dire "renouveau". La coupole se niche à l’hôtel Van Eetvelde, avenue Palmerston 4. Nous nous y rendons, longeant le paisible square Marie-Louise, écrin de verdure et de lac. Sous la coupole magistrale, chef-d’œuvre de Victor Horta, une chorale fait vibrer l’âme métallique de l’édifice. Je me laisse envoûter par la beauté des lieux, par la lumière qui danse sur les arches d’acier. Plus tard, nous faisons halte chez Oakberry Açaí Bowls, rue Belliard 218. Julia nous accueille avec un sourire radieux. Nous choisissons deux smoothies à base d’açaï, rehaussés de banane, et d’amandes pour moi. Installé dos à la baie vitrée, assis sur un coussin, je déguste lentement la fraîcheur du breuvage, le soleil caressant mon dos, Patrick à ma droite. Le ciel s’est éclairci. Après dix-sept heures, nous prenons le chemin du retour, mon smoothie à la main. Je le termine lentement en marchant. Nous traversons le parc Léopold, longeant les silhouettes futuristes des bâtiments européens. Nous nous attardons avec admiration devant le Lycée Émile Jacqmain, ancien Institut de physiologie de l’ULB, théâtre du légendaire congrès Solvay de 1927, où Einstein et Marie Curie croisèrent leurs destins. Vers dix-huit heures, après une dizaine de kilomètres de plaisante promenade de découverte, nous retrouvons notre chez-nous, le cœur encore empli de la beauté et de la vitalité de Bruxelles…






























































